RIVESALTES

Il est difficile de déterminer en quelle année remonte la fondation de Rivesaltes. Rivesaltes vient du latin Ripis Altis : rives hautes. Tout porte à croire qu’elle existait au moment de l’invasion des Sarrazins en 729. Son nom est cité en 923 et montre l’existence de deux églises Saint-André et Sainte-Marie. Ces deux églises sont données en héritage par un certain Landric à l’abbaye de Lagrasse dans l’Aude. Rivesaltes appartiendra à Lagrasse jusqu’à la Révolution et n’aura donc ni seigneur ni château. La population jouit très tôt des libertés communales en élisant 35 conseillers et un battle (le Maire), chargé de les représenter. En 1172, Rivesaltes obtient de la part d’Alphonse II, roi d’Aragon, l’autorisation de se fortifier. Sa position sur la route de Perpignan lui vaut de subir le passage et l’occupation des troupes de Louis XI (1463) et de Louis XIII (1639). La ville fut mise à sac en 1793 par l’armée espagnole. L’accroissement de la population rendit nécessaire la construction d’une nouvelle église, l’édifice roman fut remplacé par l’église actuelle (1657 – 1669). En 1860, rivesaltes entre dans une époque moderne avec l’arrivée du train. Il ouvre la porte au transport de personnes et de marchandises. Jusqu’à 150 personnes travaillent au transbordage du vin et à l’entretien de la gare. De ce lieu jusqu’au centre-ville s’établirent tous les métiers de la viticulture. En 1863, les premiers cas de phylloxéra se déclarent dans le département du Gard. 20 ans après tout le Sud de la France est contaminé. A Rivesaltes, dans les vignobles touchés, on greffe les ceps de vigne un par un avec des plants américains. De nos jours, l’appellation « Muscat de Rivesaltes » a dépassé les frontières du Roussillon puisqu’elle est mondialement connue. Notre ville s’est aussi développée économiquement. Avec la proximité de l’aéroport, de l’autoroute et de la gare, elle est, à ce jour, un pôle d’attraction pour les jeunes entreprises, non seulement dans le domaine viticole mais aussi dans des activités telles que la haute technologie. Riche par son patrimoine chargé d’histoire, Rivesaltes est une ville dynamique qui a su concilier passé et modernité.

SEHEN - TUN

Les Allées Maréchal Joffre
A l’époque ces allées étaient les plus grandes du département, 220 mètres de long, composées de 5 allées bordées de platanes. En 1858, la mise en service de la gare oblige la maire d’alors à faire une demande d’emprunt et d’imposition exceptionnelle pour la création d’une promenade publique. A cette époque, elle est baptisée « cours Napoléon ». Au centre, il y eut autrefois une fontaine monumentale. A partir de 1909, au pied de la statue de Minerve disparue aujourd’hui, avait lieu le départ du tramway vers Perpignan. En 2017 de grands travaux furent entrepris pour la rénovation de cette promenade qui aujourd’hui fait toujours la fierté des Rivesaltais.

L’Hôtel de Ville
Cette bâtisse fut érigée vers 1860 par le notaire Charles Gauze. Construite dans un parc, elle abrita un restaurant qui fut réputé pour sa gastronomie. Elle fut rachetée en 1906 par un négociant en vin, puis en 1925 par Monsieur Péquignot qui en fit son hôtel particulier. Après l’acquisition du bâtiment par un troisième propriétaire, ce magnifique édifice, abandonné pendant de longues années, devint l’Hôtel de Ville. 

La Statue du Maréchal Joffre
Vous êtes à l’autre bout des allées et vous contemplez la statue équestre du Maréchal Joffre. Ce monument en bronze, sculpté par Auguste Maillard, fut érigé en 1931 en l’honneur de cet enfant du pays, vainqueur de la bataille de la Marne qui sauva Paris en 1914. C’est René Victor Manaut, député des Pyrénées-Orientales, qui est à l’origine de sa réalisation et de son édification. Il fit lancer une souscription nationale et dans toutes les colonies où Joffre avait servi pour récolter les fonds nécessaires à la réalisation de cette statue. Le Maréchal et sa femme choisirent personnellement l’emplacement. Il subsistera pendant longtemps seulement deux statues équestres dans la région, car beaucoup ont été fondues pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le Caveau
Le Caveau date du XIVème siècle. A cette époque c’était la cave particulière la plus grande du Roussillon. Son architecture a miraculeusement échappé à une destruction totale, après avoir été successivement un Caveau vinicole, une écurie et enfin un simple dépôt de gravats. Vous pouvez admirer l’encadrement de la porte en marbre de Baixas, son appareillage de caïrous (brique rouge) et de galets de rivière, ainsi que ses goulottes en marbre. A l’intérieur, la partie supérieure représentative du XIVème siècle, avec sa disposition de galets de rivière en épi ou arêtes de poisson, est dotée de deux cuves faïencées au XVIIème siècle, où le raisin se foulait aux pieds. Le jus de raisin s’écoulait par les parties basses de ces cuves pour rejoindre en sous-sol les cuvons eux aussi en marbre (bassins de réception). Le vin était transvasé dans les foudres (gros tonneaux) alignés de part et d’autre du caveau à une température constante naturelle de 14 à 15 degrés. La partie côté rivière est prise dans les remparts et daterait pour l’appareillage en caïrou du XIIème siècle. La municipalité, consciente de l’intérêt patrimonial de ce lieu, procéda à la restauration de cette cave et de son jardin.

La légende du Babau
Il était une fois, un petit village du nom de Rivesaltes, bien paisible derrière ses remparts. A cette époque, Jaume II de Majorque le pacifique, règne en maître. La nuit sans lune du deux février 1290, alors que tout le monde dort d’un profond sommeil, un vacarme épouvantable retentit jusqu’au fin fond des remparts. Six bébés viennent de disparaître, enlevés par une bête énorme entrée par le Forat del Forn (le trou du four), par lequel on jette d’ordinaire cendres et déchets. Une autre nuit, le veilleur du village aperçoit dans les eaux ordinairement calmes de l’Agly, une sorte d’iguane à la mâchoire redoutable et aux griffes impressionnantes. Quand le Battle (le maire) demande une description de l’animal, l’homme devenu bègue de frayeur ne peut qu’articuler « va…vau », c’est- à-dire il a… il a… C’est ainsi que « va vau » se transforma en « Babau ». Puis le mot fit le tour de la ville, donnant le nom de Babau (prononcer Babao) à ce monstre sanguinaire. L’affaire n’avait que trop duré. L’homme de la situation est sans nul doute Galdric Trencaven, seigneur des Fraisses et Périllos. C’est un habile arbalétrier. Il suspend des cochons aux remparts pour appâter la bête. Dans une maison voisine, Galdric en tenue de combat se tient prêt. Il fallut guetter plusieurs nuits avant que le monstre pointe à nouveau son nez. Au bout de la quatrième, Trencaven put enfin décocher deux flèches mortelles dans la gorge de l’animal. Le monstre était enfin terrassé. La population fêta dignement, par une messe et un banquet mémorable, la fin de ce terrible drame.
Aujourd’hui la côte du Babau est toujours visible à l’Office Municipal d’Animation et de Tourisme de Rivesaltes. Si vous passez nous voir, promis, nous vous la montrerons !

La Distillerie de la Guinguette
En bordure de la Llobère, affluent de l’Agly, se trouvaient autrefois les guinguettes, petites maisons étroites, où l’on venait boire le vin frais. Attenant à celles-ci, il y avait un puit naturel, sorte de frigidaire municipal où l’on conservait la glace. Dans la Llobère, les villageois avaient l’habitude de se baigner. Ils pratiquaient la pêche près des petits barrages de fortune. A la fin du XIXème siècle, Monsieur Molinié, cousin du Maréchal Joffre, implanta une distillerie. Il y régnait une intense activité avec le cheminement incessant des charrettes apportant le raisin et emportant le marc. C’était la grande industrie de l’époque. Plus tard quand Monsieur Roque rachète la distillerie, les riverains se plaignent des désagréments des fumées. Il répondit alors aux exigences des riverains en construisant un four ultra moderne et en élevant l’impressionnante cheminée que vous avez devant vous (la marque est encore visible). Aujourd’hui la Guinguette est un quartier rénové où dans son parc, situé à mi-chemin entre la rue de la Guinguette et le pont Jacquet, il fait bon de danser les jours de fête.

Le Pont Jacquet
A cet emplacement un pont roman de pierre, cité dès 1282, a été emporté par les terribles inondations de 1940. Le pont que vous admirez, construit à partir de 1947 était le seul ouvrage suspendu routier du département. Long de 150 mètres, large de 8 mètres, il s’agissait pour l’époque, d’une œuvre unique par sa technologie. De ce pont, vous avez une vue imprenable sur les remparts.

Les remparts
Du pont, vous pouvez apercevoir l’ensemble des vestiges des remparts. C’est en 1172, qu’Alfonse II, Roi de Catalogne et d’Aragon, autorise les habitants de Rivesaltes et leur suzerain à construire une enceinte fortifiée autour de l’église Sainte Marie, le premier noyau urbain de la cité. Sur les 7 tours, 4 sont encore partiellement visibles. On pense qu’un fossé bordait les remparts. Comme l’Agly était à sec en été, deux tours plus rapprochées que les autres assuraient une meilleure défense. Une seule porte permettait alors d’entrer dans Rivesaltes, elle était située sous l’actuelle tour de l’horloge.

Le bassin de rouissage du lin
Vous êtes sur le parking du moulin. L’aménagement d’un parking automobile a fait apparaître un ensemble de vestiges qui témoigne de l’activité économique dominante aux XVIème et XVIIème siècles, liée à l’utilisation d’un canal d’arrosage : le tissage du lin. Ce bassin d’un diamètre intérieur de 5.10 m, est entouré d’un anneau de maçonnerie composé de pierres, tuiles et mortier à la chaux. Il est équipé d’une arrivée d’eau et d’une évacuation.

Le trou du four (forat del forn) et la fête du Babau
Ce grand carnaval d’été issu de la légende du village fut remis au goût du jour par un petit groupe de bénévoles de l’Office d’Animation et du Tourisme de Rivesaltes en 1992. Après plusieurs décennies de sommeil (la première trace du carnaval remonte à 1892), le Babau renaissait de ses cendres. Tous les villageois, villageoises, commerçants, artisans, associations, ainsi que la municipalité contribuent activement à la fête. En 2002, on atteint un taux de fréquentation de plus de 10000 personnes. Par son marché médiéval, ses deux cavalcades, l’embrasement du monstre, ses animations telles que les spectacles de rue, cette manifestation renoue avec son caractère médiéval d’antan. Si vous pensez venir sur Rivesaltes ce jour-là en prenant la peine de vous costumer, vous pourrez légitimement participer à la cavalcade, sinon, vous pouvez toujours  huer le Babau parmi la foule, et assister à la mise à mort du monstre sur les berges de l’Agly qui partira en fumée dans un grand feu d’artifices.

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